Jour 13 : Vinicunca
- Nathanaël

- 5 août 2022
- 3 min de lecture
J 13 – dimanche 31/07 : Ce matin, Boris se lève très tôt (05h00), car il doit aller à Vinicunca, la montagne arc-en-ciel.
Je vais donc lui laisser ici le blog, pour qu’il raconte sa journée.
Après une nuit agitée, je me lève à 5h pour me préparer, le chauffeur devant venir me récupérer à 5h30. A 5h45, il n’est toujours pas là, et je commence à me dire que c’est peut-être un signe. Mais non, c’est juste qu’il n’arrive pas à trouver notre adresse. Il arrive donc quelques minutes plus tard. Il y a quasiment 3h de routes pour rejoindre le départ du trek. La première heure de route est sur une route goudronnée, la suite non … Le site de Vinicunca n’est connu que depuis quelques années, car le chemin pour y aller n’était pas praticable par les bus et les collectivos. Il faut donc payer une entrée de S/. 5 pour le village qui a construit le pont rendant le site accessible.
On passe par des villages coupés de la civilisation. Le chauffeur me donne beaucoup d’informations sur leur mode de vie. L’agriculture repose essentiellement sur le maïs et la pomme de terre. Il y a des troupeaux d’alpagas (la laine non traitée est vendue 20 € le kilo). On croise un camion-marché qui vient vendre des produits non locaux : sucre, ciment, …
La montée jusqu’au site est très belle, mais longue et difficile. Nous arrivons au départ du site à 8h30. L’altitude est de 4600m et le sommet de la randonnée culmine à 5036m. La durée prévue sur certains guides est de 4h. Je suis assez inquiet à l’idée de ne pas y arriver et le fait que je sois seul, sans guide, ne me rassure pas. J’ai acheté une bouteille d’oxygène, au cas où le mal des montagnes soit insupportable.
La randonnée est assez encadrée (voire trop). IL y a des toilettes au départ, à l’arrivée, et durant la montée. Il y a pleins de vendeurs ambulants avec de l’eau, des barres chocolatées, des feuilles de coca à mâcher et des huiles essentielles pour lutter contre le mal des montagnes.
Il n’y a qu’un chemin à suivre, donc j’avance à mon rythme. Sur un chemin parallèle montent les touristes (et les tiktokeuses) sur des chevaux, tirés par des locaux, qui suivent le rythme des chevaux à la montée et courent en redescendant de la montagne, pour arriver le plus rapidement au départ et ainsi pouvoir faire 3 ou 4 aller-retour dans la journée.
La montée est longue mais faisable. Durant la première partie, la pente n’est pas très marquée. J’arrive au somment au bout d’1h30. J’ai souffert, mais c’est largement plus faisable que ce à quoi je m’attendais. Les gens sont agglutinés devant la montagne aux 7 couleurs pour être pris en photo devant, ou devant le panneau de l’altitude. Dès qu’on s’éloigne de ces points, il n’y a plus grand monde. J’ai aussi l’impression d’être une des rares personnes seules, sans guide ou groupe.
Depuis le somment, on voit des montagnes couvertes de neige qui culminent à 6200m.
Un policier présent au somment me confirme que l’utilisation de drones est interdite. Ce n’est pas grave, j’ai de jolies photos.
Pour redescendre, je trouve un chemin avec absolument personne. C’est parfait. La descente se fait en moins d’une heure. Le fait de descendre en sifflotant et de voir les personnes qui montent souffler et souffrir est juste un vrai plaisir.
Je rejoins le chauffeur à 11h30, au lieu de 14h30 comme c’était prévu. Le retour jusqu’à Cuzco est encore une fois super intéressant, le chauffeur me présente les spécialités de plusieurs villages (capitale du canard, capitale du pain, capitale du cochon d’inde, …).
Au final, je rejoins ma famille à 14h30, épuisé mais heureux d’avoir réussi ce défi.


















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